pilotage stratégique rh finance

[Replay] Et si vous portiez un autre regard sur vos chiffres pour mieux piloter votre stratégie et votre budget ? 

Les chiffres rassurent, mais ils n’éclairent pas tout

Dans une PME, chaque décision peut peser lourdement sur le dirigeant… Recruter, investir, réorganiser, ouvrir un nouveau marché… tout repose sur un équilibre subtil entre des impératifs financiers et une réalité humaine. 

Mais trop souvent, ces deux lectures se succèdent au lieu de se croiser. 

  • Un projet RH peut manquer d’ancrage budgétaire.
  • Une décision financière peut ignorer les dynamiques d’équipe. 

Et c’est ainsi que des choix, en apparence rationnels, se révèlent instables ou inopérants dans le temps. 

Le pilotage stratégique ne consiste pas à choisir entre le “raisonnable” et le “humain”, mais il consiste à relier les deux. À croiser les chiffres qui objectivent et les signaux humains qui expliquent.

C’est le sujet que nous avons exploré lors du webinar corganisé par Kohérence et DAFonline, aux côtés de Nathalie Grospiron, directrice financière externe, et Géraldine Boulhol, fondatrice de Kohérence : “RH & Finance : ne décidez plus à l’aveugle.” 

Quand la RH et la fianance ingorent leur lecture du budget respective

Dans la plupart des PME, la direction financière et la fonction RH ne travaillent pas ensemble au moment clé : la construction du budget. 
De fait, chacune avance selon sa logique : la DAF raisonne en ratios, le RH en besoins humains. Mais un budget qui ne croise pas ces deux visions devient vite un exercice abstrait. 

Pourquoi croiser la vision RH et la vision financière change tout ?

Un budget uniquement financier peut être irréaliste

Un budget centré uniquement sur les chiffres peut sembler cohérent sur le papier mais se révéler impossible à exécuter humainement. 

Prenons un exemple concret : 
Une PME industrielle valide un investissement dans une nouvelle ligne de production. Le financement est prévu, les machines sont commandées… mais aucune anticipation RH n’a été faite pour recruter et former les opérateurs. 
Résultat : retards de livraison, climat social tendu, et rentabilité compromise. 

Finalement, ce n’est pas un problème de gestion, c’est un problème de lecture partielle. Le budget est bon, mais il n’est pas crédible. 

Un budget RH isolé peut fragiliser la trésorerie

À l’inverse, un plan RH élaboré sans concertation financière peut devenir un risque majeur. Une entreprise peut lancer un plan de recrutement ambitieux ou une politique salariale généreuse pour fidéliser ses équipes, sans mesurer l’impact réel sur la trésorerie. 

Prenons le cas d’une PME de services qui décide d’embaucher dix commerciaux pour attaquer un nouveau marché. Les délais de signature sont plus longs que prévu, la marge des premiers contrats est faible, la montée en compétence des nouvelles recrues prend des mois. 
 

Résultat : une masse salariale en hausse, un besoin de financement imprévu, et une stratégie commerciale sous tension. 

En conclusion, un budget RH trop ambitieux, même animé des meilleures intentions, peut donc produire l’effet inverse de celui recherché : fragiliser la trésorerie, limiter la flexibilité et freiner l’innovation. 

« Ce qu’on croit être un problème financier est parfois un symptôme humain, et inversement. »

Le double regard RH + Finance : une condition de crédibilité

Croiser systématiquement la vision RH et la vision financière change la nature même du pilotage. En effet; il ne s’agit pas seulement de juxtaposer deux tableaux Excel ; c’est une autre manière de penser la décision. 

Un dirigeant qui présente un budget intégrant cette double lecture gagne sur tous les plans : 

  • En interne, les arbitrages sont mieux acceptés, car ils sont perçus comme justes et réalistes. 
  • En externe, la crédibilité augmente face aux banques, investisseurs ou actionnaires. Les engagements RH sont adossés à une capacité financière alors vérifiée. 
  • Dans la durée, la performance devient plus robuste. Car elle repose à la fois sur la faisabilité humaine et la soutenabilité économique. 

C’est le cœur même du pilotage stratégique RH et financier. 

Pilotage stratégique : relier le “sens” et les “chiffres”

“Ce qu’on ne mesure pas finit toujours par coûter cher.”

Les chiffres montrent les symptômes, les RH révèlent les causes

Une dégradation de marge, un taux d’absentéisme en hausse, un turnover soudain… Les chiffres traduisent les effets mais, pas les raisons. 


Le croisement des données RH avec les indicateurs financiers permet de reconstituer la chaîne de causalité. On comprend enfin pourquoi la performance varie, et surtout, comment la corriger. 

 

Le binôme DAF-DRH : un catalyseur de cohérence pour la stratégie de l'entreprise

Dans les PME, le modèle du binôme à temps partagé composé d’un DAF externe et d’un RH à temps partagé, apporte cette vision à deux voix. 
Ainsi, la DAF éclaire la soutenabilité, le RH éclaire la faisabilité. 
 

Ensemble, ils permettent au dirigeant de décider, non seulement de “ce qu’il peut faire”, mais surtout, de ce qu’il peut faire durablement. 

La décision stratégique, ce n’est pas plus de chiffres mais c’est plus de dialogue

Prendre une décision stratégique, ce n’est pas ajouter une couche d’Excel ou un indicateur de plus. 
C’est ouvrir un espace de discussion entre la donnée humaine et la donnée financière.  C’est également accepter que la rentabilité n’a de sens que si elle repose sur des équipes capables de la porter. 

Un pilotage stratégique moderne ne sépare plus le “business plan” du “plan humain” : il les aligne. 
 

Et c’est précisément ce que permet le croisement des visions RH et DAF : 
décider plus vite, plus juste, et plus sereinement. 

Kohérence-cabinet-conseil-RH-et-RH-à-temps-partagé

Ne pilotez plus votre budget aveuglément

La vraie performance naît quand les chiffres rencontrent les humains. Croiser la vision RH et la vision financière, c’est transformer l’intuition en stratégie, et la stratégie en impact durable.